René Myrha - Au fond, je suis un dessinateur
Pamella Guerdat-Niklaus Manuel Güdel-Isabelle Depoorter-Lecomte
français | 08-09-2023 | 344 pages
9782940617517
Livre de poche
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Couverture / Jaquette
Sous la direction de Pamella Guerdat, Niklaus M. Güdel et Isabelle Depoorter-Lecomte Textes de (en plus des trois déjà cités) Philippe Piguet, Sarah Burkhalter, Julie Enckell et Rose-Marie Pagnard
Description
L'œuvre de l'artiste suisse René Myrha (*1937), peintre, dessinateur, sculpteur et scénographe, trouve dans l'expression du dessin son dénominateur commun. L'artiste lui-même, parvenu à la maturité de son art, s'exclame : « Au fond, je suis un dessinateur ». En courant de la peinture à la scénographie, opérant des détours par les costumes d'opéra et les grandes installations colorées, le dessin guide dans cet ouvrage l'éclairage porté sur son travail. La présente monographie entend, à partir de ce constat, proposer un regard nouveau sur l'ensemble de l'œuvre du peintre jurassien et rendre hommage à un artiste qui, en dehors des tendances et des provocations de l'art contemporain, a su tracer son sillon dans l'héritage d'une peinture humaniste et compte parmi les plus importants représentants du Pop Art en Suisse.
Révision
Monographie sur le travail cet artiste jurassien né en 1937, toujours en activité, dont une partie importante de la production peut se situer entre le Pop Art et le Nouveau Réalisme. Tout le long de sa carrière artistique, Myrha a reçu de nombreuses distinctions comme, entre autres, le prix des plus beaux livres suisses (1961), la bourse fédérale des beaux-arts (1972) ou le prix de la Biennale européenne de gravure à Mulhouse (1980). En 2017, à l'occasion de son quatre-vingtième anniversaire, le Musée jurassien des arts lui a consacré une importante exposition rétrospective. Les premières toiles de René Myrha remontent aux années 1950. Il peint alors surtout à l’huile des natures mortes aux couleurs retenues et aux formes abstraites. Elles dérivent du cubisme par la géométrisation de la composition et les tons terreux. Dans les années 1960, sous l’influence du pop art, les couleurs s’avivent et l’huile est remplacée par la peinture acrylique ou l’aquarelle. Le thème du paysage se développe; des éléments végétaux et floraux, des nuages, des contours de collines font leur apparition. Dès 1969, Myrha innove avec la technique du papier transparent. Ce dernier lui permet d’obtenir une image épurée qu’il reporte sur la toile où la couleur intervient ensuite. L’utilisation du papier transparent, qui favorise la simplification des formes, comme si elles étaient découpées au pochoir, dérive de son expérience de la sérigraphie, technique pratiquée en collaboration avec Rémy Zaugg. Parallèlement, Myrha crée des boîtes peintes avec des reliefs intitulées Art-moires. Le paysage se développe ici dans l’espace tridimensionnel; il ne reste plus confiné à la surface d’une image. Dès 1974, l’espace se peuple de créatures surréalistes, parfois hybrides, entre l’homme, l’objet et l’animal. Dans les compositions aux titres évoquant un au-delà onirique (L’espace humain, Rencontre d’ailleurs, Le rêve), des objets et des êtres énigmatiques semblent voler comme libérés de toute pesanteur (Myrha est fasciné par les découvertes astronomiques). Ces espaces imaginaires sont déployés aussi bien dans les dessins, les gravures, les peintures, les reliefs que dans les œuvres monumentales et les décors d’opéra. Collections institutionnelles (sélection): Bâle, Kunstmuseum; Berne, Bibliothèque nationale; Berne, Office fédéral de la culture; Lausanne, Musée cantonal des Beaux-Arts; Moutier, Musée jurassien des arts.
Note biographique
Né en 1937 à Delémont, René Pagnard fréquente l’École des arts visuels à Bienne entre 1956 et 1958. Il effectue pendant cette période de multiples séjours à Paris chez sa sœur qui habite rue Myrha, nom qu’il adoptera comme pseudonyme. En 1960, il travaille dans un atelier de publicité à Milan. Tout en se rendant fréquemment à Paris, il séjourne deux ans dans la ville italienne et y présente sa première exposition personnelle. Devenu indépendant en 1962, il expose à Bâle cette même année et s’y établit en 1963. Dès lors, les expositions personnelles et collectives en Suisse et à l’étranger se succèdent. Dès 1969 et pendant quelques années, Myrha travaille avec le peintre Rémy Zaugg. Dans les années 1970, l’artiste bénéficie de deux expositions importantes: au Kunstmuseum de Bâle en 1973 et à l’abbatiale de Bellelay en 1978. Dès lors, il se consacre surtout aux différentes techniques de la gravure, à la recherche de la transparence des couleurs et aux objets-sculptures. En 1985, il quitte Bâle pour s’installer aux Breuleux. Tout au long de sa carrière, Myrha reçoit de nombreuses distinctions comme, entre autres, le prix des plus beaux livres suisses (1961), la bourse fédérale des beaux-arts (1972), la bourse Kiefer-Hablitzel (1972) ou le prix de la Biennale européenne de gravure à Mulhouse (1980). En 2017, le Musée jurassien des arts lui consacre une importante exposition rétrospective.
Détails
| Code EAN : | 9782940617517 |
| Editeur : | Notari |
| Date de publication : | 08-09-2023 |
| Format : | Livre de poche |
| Langue(s) : | français |
| Hauteur : | 277 mm |
| Largeur : | 216 mm |
| Epaisseur : | 35 mm |
| Poids : | 1700 gr |
| Stock : | Disponible à la commande |
| Nombre de pages : | 344 |
| Mots clés : | pop art nouveau réalisme art contemporain |